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AG de l’UPA : « il y a un avenir pour les artisans, mais cela passe par des changements importants »


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Vendredi dernier, le CFA de Rivesaltes accueillait une centaine d’artisans pour l’assemblée générale de l’UPA. L’occasion de visiter ce superbe site, mais aussi de passer en revue les grands chantiers de l’UPA.

 

Retour sur 18 mois d’activité soutenue

 

Catherine Lair, Présidente de l’UPA ouvrait l’assemblée en rappelant ce qui devrait être une évidence : « l’argent qui est dépensé dans le département doit profiter à ses habitants plutôt qu’aux sièges sociaux de grands groupes champions de l’optimisation fiscale », et d’en appeler aux élus présents (Jacques Cresta, Marcel Mateu, Jean Roques) pour mettre en place un vrai small business act similaire au dispositif américain qui permet ouvertement de favoriser les TPE/PME.

Robert BASSOLS passait en revue l’intense activité des différentes professions des métiers de services, félicitant les artisans pour leur capacité à s’unir, et fustigeant au passage les élus absents :  « dites à ceux qui n’ont pas trouvé le temps de venir que nous avons besoin d’eux, et qu’ils ne devraient pas oublier qu’ils ont besoin de nous ».

Jean-Michel Oster revenait sur les actions des artisans des métiers de l’alimentaire, « croquants de St Paul, Coques catalanes, Rousquilles, xicolatada… Ces délices, vous n’en mangerez jamais de meilleurs que chez un artisan catalan. Continuons les efforts de communication en direction des touristes : nous pouvons encore progresser pour faire connaître nos spécialités », insistant là encore sur la nécessité d’opter pour une communication groupée.

Robert MASSUET quant à lui s’est inquiété des dégâts causés par l’accumulation des règles, notamment au niveau des effets sur l’emploi, et de rajouter : « dans ce pays, avec le recul de l’âge de la retraite, on peut avoir des gens de 60 ans sur le toit, mais on ne peut pas avoir un apprenti sur un escabeau ». Un exemple qui illustre bien une forme de défiance à l’égard du travail qui n’aidera certainement pas à faire baisser les chiffres du chômage. En conclusion, le Président de la CAPEB rappelait que les élections à la Chambre de Métier se profilaient et que tous les syndicats avaient besoin d’intégrer des jeunes artisans pour assurer la relève. Maître Becque dressait enfin un parallèle entre les effets de la loi Macron sur l’activité des artisans et sur celle des avocats, avec un constat : la proximité sera mise à mal par cette loi.

Des perspectives à travailler

 

Catherine LAIR développe ensuite : « la crise nous oblige à nous préparer, il en va de notre survie. Pour cela, nous devons rompre avec nos vieilles habitudes solitaires et apprendre à devenir solidaires » et d’annoncer la création d’un groupement d’employeurs au sein de l’UPA pour la rentrée de septembre. L’objectif : mutualiser les salariés et avoir du personnel spécialisé pour les missions où l’on doit se spécialiser : communication, commercialisation, administratif … Dans le même état d’esprit, une discussion est en cours pour obtenir des tarifs négociés pour les adhérents de l’UPA sur des produits d’entretien ou de bureautique.

Josiane Chevalier, Préfète dont l’implication aux côtés des artisans était saluée, concluait cette assemblait en revenant sur les dernières dispositions en faveur des TPE annoncées la semaine dernière par le gouvernement. L’assemblée se terminait dans la convivialité au son des reprises du groupe Taes.

(merci à Sophie Rasquier - Sophie le portrait - pour les photos)