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Faut-il croire en une jeunesse qui ne croit pas en elle ?


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On savait les français globalement pessimistes puisqu’en 2011 déjà ils s’étaient illustrés en se déclarant plus pessimistes que les Irakiens. Si ce constat peut a priori étonner, il s’explique par le fait que celui qui a tout ou presque a surtout peur de perdre ses avantages quand celui qui n’a rien s’attend forcément à une amélioration.
La DREES, rattachée au ministère des Affaires sociales a publié la semaine dernière une  étude dont les résultats démontrent que pour une fois, les plus jeunes partagent les idées de leurs parents.
Ainsi, ils sont 44% des moins de 25 ans à estimer que leur situation est moins bonne que celle de leurs parents au même âge. Oubliant un peu vite que leurs parents à 20 ans vivaient dans un monde terrible dans lequel Pokémon Go n’existait pas.

 

Le chômage rend optimiste

Autre enseignement : les jeunes Espagnols et Portugais (confrontés respectivement à des taux de chômage de 53 et 38% chez les jeunes) sont plus optimistes que les jeunes Français confrontés à « seulement » 24% de taux de chômage. Ainsi, nos braves petits remportent l’Euro du pessimisme, lavant l’affront fait sur les terrains de football.

 

Les raisons d’y croire

Il serait pourtant trop facile de caricaturer ces jeunes en une bande de râleurs, et l’étude de la Drees nous donne au moins une bonne raison d’espérer : on y apprend que 43% des moins de 25 ans considèrent que la solidarité incombe d’abord à la famille plutôt qu’à l’Etat.

L’optimiste appréciera ce résultat comme l’espoir de voir les futures générations se prendre en main sans tout attendre des pouvoirs publics. Les parents plus pessimistes se demanderont s’il n’y a pas là une affirmation de tous les « Tanguy » qui ne comptent pas quitter le domicile familial avant leurs 50 ans.

Alors, si l’on entend bien les angoisses que peuvent connaître les plus jeunes aujourd’hui, rassurons-les en leur communiquant les résultats d’une étude que j’ai menée sur des bases scientifiques indiscutables : 100% des plus de 50 ans ne seraient pas opposés à avoir moins de 20 ans aujourd’hui. Alors, saisissez votre chance ! Car, comme le rappelait l’écrivain Jean Dutourd : « on ne comprend guère le mot jeunesse avant trente ans »…

 

upa artisan perpignan bassolsRobert Bassols, Président UPA66