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Passage de relais à la présidence de l’UPA 66


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Cathy Lair et Robert Bassols UPA66 artisans perpignan cma

Catherine LAIR qui avait à l’origine pris sa fonction par intérim  aura finalement exercé un mandat complet. Lundi soir, le conseil d’administration de l’UPA 66 désignait son successeur, Robert BASSOLS, mécanicien à Elne qui souhaite s’inscrire dans une vraie continuité. Rencontre.

 

L’écho : Catherine, quel regard portez-vous sur les 3 ans que vous venez de passer à la tête de l’UPA 66 ?

 

Catherine LAIR : J’ai eu la chance d’avoir une très bonne équipe autour de moi, et je crois qu’avec tous les présidents des syndicats et sections, dans tous les métiers, on a pu œuvrer pour les artisans. J’éprouve une forme de fierté à avoir été la première femme à occuper ce poste et j’ai eu d’importants chantiers à mener. On vit une époque très rude pour nos métiers, il a fallu accompagner nos collègues de la CAPEB ou des taxis quand ils manifestaient, puis être là ensuite lorsqu’il s’agissait de rencontrer les politiques ; c’est du sport mais il y a un vrai sens à travailler pour le collectif. Et puis nous étions à un moment charnière pour notre UPA puisqu’il a fallu déménager pour faire ce projet à la Maison de l’Artisan, avec tous nos services, le cabinet comptable et le centre de gestion agréé ; on a refait totalement notre site internet et là aussi les chiffres nous montrent que les artisans ont pris le réflexe d’aller le consulter ; ça me semblait nécessaire d’être toujours en mouvements et d’être une structure dynamique au service des artisans. Et puis dans ces 3 ans nous avons lancé nos pages facebook et twitter, on a développé les réunions avec les cabinets d’avocats ; je pense qu’on a réussi à sortir de l’image un peu vieillotte qui colle parfois aux organisations patronales en France. Après, il faut avoir la franchise de reconnaître que le secteur de l’Artisanat a traversé une purge sans précédent qui a fait des dégâts considérables. On a pu sauver des entreprises, on en a aidé à se développer, mais on n’a pas pu empêcher la tempête. Cette crise, avec l’avenir qu’elle dessine, oblige à la remise en question, pour chacun de nous.

 

L’écho : Robert, comment va se passer votre prise de fonction ?

 

Robert Bassols : On va s’inscrire dans la continuité car comme le disait très justement Cathy, ce que nous avons réalisé, nous l’avons fait en équipe. D’ailleurs nous avons besoin de Cathy et elle conserve des missions pour contribuer au développement de l’Artisanat dans ce département. Nous allons avoir un moment important en fin d’année avec les élections à la Chambre de métiers. Mais au-delà du calendrier électoral nous devons avant tout rester au service de nos adhérents. Nous travaillons donc à de nouveaux outils : aujourd’hui en adhérant ils ont accès à nos formations professionnelles, à l’accompagnement de nos juristes, de nos spécialistes en droit social et de nos référents métiers, mais on ira plus loin. On est sur le point de lancer notre groupement d’employeurs pour offrir de la souplesse dans la gestion des salariés à nos adhérents. On n’est pas un club fermé et je profite de l’occasion pour dire que toutes les bonnes volontés sont les bienvenues pour travailler avec nous. Et puis il me semble fondamental de garder notre place de référent des petites entreprises : dans ce pays tout le monde veut parler en leur nom mais au final, avec 2 000 adhérents sur le département, rien de ce qui touche nos entreprises ne devrait se faire sans notre aval. On va le rappeler à certains…

 

L’écho : Vous aurez donc une approche offensive de votre mandat ?

 

Robert Bassols : Vous savez, je suis avant tout un artisan, mécanicien depuis des décennies à Elne. Ce qui agace nos adhérents, ça m’agace aussi parce que nous avons le même quotidien. Nous ne percevons aucune indemnité quand on est Président de l’UPA, ça évite de se laisser endormir. Après on peut passer des messages sans faire n’importe quoi, nous ne sommes pas des voyous. Mais il va falloir compter avec nous, malgré la casse organisée on reste le plus gros secteur économique de ce département. On sait que certains aiment parler au nom des artisans, mais la légitimité, c’est nous qui l’avons.