Travail du 1er-Mai : entre sanctions, relaxes et bataille législative
Le 1er mai, jour emblématique de la fête du travail, a cette année encore soulevé de nombreuses tensions dans le secteur de la boulangerie-pâtisserie. En cause : l’interdiction faite aux employeurs de faire travailler leurs salariés ce jour-là, même en les rémunérant doublement. Une règle à laquelle les boulangers ne dérogent pas, malgré la spécificité de leur métier, qui repose sur une activité quotidienne et une forte demande, y compris les jours fériés.
Des sanctions qui tombent
Malgré l’avertissement des autorités, certaines enseignes ont maintenu leur activité en faisant appel à leurs employés. Selon les informations de RMC, 22 boulangeries-pâtisseries sur les 35 000 recensées en France ont été verbalisées. Elles risquent une amende de 750 euros par salarié présent le 1er mai, montant doublé si un apprenti de moins de 18 ans était concerné.
Des décisions de justice en faveur des boulangers
Mais le vent semble commencer à tourner. Une circulaire récente informe de la relaxe de tous les boulangers de Vendée convoqués devant le Tribunal de police de La Roche-sur-Yon le vendredi 25 avril. Le président du Tribunal judiciaire a prononcé leur relaxe, bien que les jugements complets ne soient pas encore disponibles à ce stade.
Une évolution législative en cours
En parallèle, une proposition de loi visant à autoriser certains salariés à travailler le 1er mai a été déposée au Sénat, avec le soutien du Gouvernement. Ce texte, s’il est adopté, permettrait de mieux adapter la législation aux réalités du terrain, notamment dans les secteurs comme la boulangerie, fortement impactés par l’interdiction actuelle.
La Confédération de la boulangerie des Pyrénées-Orientales, soutient cette initiative et va écrire aux parlementaires du département.
Voici la proposition de loi visant à permettre aux salariés de certains établissements et services
de travailler le 1er mai :