le réseau d’épilation au laser Epil House visé par des plaintes
Cette affaire concerne un réseau de centres d’épilation au laser, Epil House, qui fait désormais l’objet d’une importante procédure judiciaire.
Voici les principaux éléments :
126 plaintes ont été déposées auprès du parquet de Paris contre le réseau.
Les plaintes portent notamment sur des faits présumés de :
- Blessures involontaires ;
- Pratiques commerciales trompeuses.
Les plaignantes sont accompagnées par l’Association Aide aux victimes d’influenceurs (AVI) et représentées par Rebecca Lahoud-Heilbronner.
Les blessures signalées selon les informations rapportées :
32 des 126 plaignantes déclarent avoir subi des brûlures lors de séances d’épilation au laser.
Certaines affirment conserver des séquelles durables, y compris sur des zones intimes.
Une plaignante indique qu’un médecin a diagnostiqué une brûlure entre le deuxième et le troisième degré.
À ce stade, ces éléments correspondent aux déclarations des plaignantes et devront être examinés dans le cadre de l’enquête.
La question des qualifications
L’affaire met également en lumière un débat sur les personnes autorisées à utiliser des lasers d’épilation.
Le président du Syndicat national des médecins esthétiques, François Turmel, critique le niveau de qualification de certains opérateurs et estime que la réglementation actuelle permet des pratiques insuffisamment encadrées. D’autres professionnels du secteur défendent cependant le recours à des opérateurs non-médecins lorsqu’ils sont correctement formés et utilisent des protocoles adaptés. La question fait l’objet de discussions depuis plusieurs années.
Le rôle des influenceurs
L’AVI indique que de nombreuses clientes auraient découvert Epil House grâce à des campagnes menées par des influenceurs sur les réseaux sociaux. L’avocate des plaignantes estime que leur rôle pourrait être examiné dans le cadre de la procédure, sans qu’aucune responsabilité ne soit établie à ce stade.
Situation d’Epil House
D’après les informations citées, les centres Epil House auraient fermé progressivement et leurs dernières publications sur les réseaux sociaux remonteraient à l’été 2025. L’AFP indique ne pas avoir obtenu de réponse de l’enseigne à ses sollicitations.
En l’état, il s’agit d’une procédure judiciaire en cours. Le dépôt de plaintes ne vaut pas reconnaissance de culpabilité : les faits allégués devront être examinés par les autorités compétentes, qui détermineront s’il existe des infractions et d’éventuelles responsabilités.