Étiquetage des allergènes en cosmétique : l’échéance du 31 juillet approche
À compter du 31 juillet, une nouvelle réglementation européenne renforce les obligations d’étiquetage des allergènes dans les produits cosmétiques. Cette évolution concerne directement les esthéticiennes artisanes qui fabriquent, conditionnent ou commercialisent leurs propres cosmétiques.
Plus de 80 allergènes à déclarer
Jusqu’à présent, 24 substances allergènes devaient être mentionnées sur l’étiquette lorsqu’elles dépassaient certains seuils de concentration. À partir du 31 juillet, ce nombre passera à plus de 80 allergènes.
Le seuil de déclaration reste fixé à 0,001 % pour les produits non rincés (crèmes, huiles, sérums, baumes, parfums, etc.).
Concrètement, certaines substances naturellement présentes dans les huiles essentielles ou les parfums devront désormais apparaître sur l’étiquette lorsqu’elles dépassent ces seuils.
Quelles conséquences pour les esthéticiennes artisanes ?
Si vous créez ou vendez des cosmétiques sous votre propre marque, il est important de vérifier dès maintenant la conformité de vos produits.
Les actions à prévoir peuvent inclure :
- l’analyse de la composition de vos formules ;
- l’identification des nouveaux allergènes soumis à déclaration ;
- la mise à jour des étiquettes si nécessaire ;
- la vérification et l’actualisation du Dossier d’Information Produit (DIP) ;
- la coordination avec votre évaluateur de sécurité, votre façonnier ou vos fournisseurs de matières premières.
Même lorsque les produits sont fabriqués par un sous-traitant, la Personne Responsable doit s’assurer de leur conformité réglementaire.
Une date à bien interpréter
La date du 31 juillet ne correspond pas à la fabrication du produit mais à sa « mise sur le marché ».
Cette notion désigne le moment où la Personne Responsable met pour la première fois une unité de produit à disposition sur le marché européen, que ce soit auprès d’un distributeur ou directement auprès du consommateur.
Ainsi, à partir du 31 juillet, aucun nouveau produit non conforme ne pourra être mis sur le marché européen.
Et les produits déjà en stock ?
Les produits déjà mis sur le marché avant cette date pourront continuer à être vendus jusqu’au 31 juillet 2028.
Cette période transitoire permet aux artisanes et aux petites marques d’écouler leurs stocks existants tout en préparant progressivement leurs nouvelles productions aux exigences réglementaires.
Anticipez dès maintenant
Pour éviter toute difficulté commerciale ou réglementaire, il est recommandé de :
- faire le point sur vos formules actuelles ;
- demander à vos fournisseurs les informations actualisées concernant les allergènes ;
- prévoir la réimpression des étiquettes si nécessaire ;
- vérifier la conformité de vos DIP avant toute nouvelle mise sur le marché après le 31 juillet.
Une anticipation suffisante vous permettra d’aborder sereinement cette évolution réglementaire tout en garantissant une information plus transparente à vos clientes.