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U2P 66 : Patrick Pardo succède à Robert Massuet

Le 20 novembre dernier, Patrick Pardo a été élu Président de l’U2P des Pyrénées-Orientales, l’organisation qui regroupe tous les syndicats d’artisans (CAPEB, CNAMS, CGAD) et les professions libérales.

Patrick Pardo, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Je suis maître artisan mécanicien, installé au Soler depuis 25 ans, j’ai repris l’entreprise familiale qui existe depuis 57 ans. Je me suis toujours impliqué dans la représentativité des artisans, d’abord dans mon métier puisque j’ai pris des responsabilités dans mon syndicat (la Fédération Nationale des Artisans de l’Automobile) avant d’en devenir président en 2012. J’ai vraiment l’esprit d’équipe alors assez vite je suis devenu également conseiller prud’homal, je siège aux prud’hommes depuis 23 ans, je suis également élu à la Chambre de métiers départementale et régionale et je préside également la CPAM des Pyrénées-Orientales. En synthèse j’ai voulu être présent où nos entreprises en avaient besoin.

Vous arrivez à concilier votre entreprise avec ces responsabilités supplémentaires ?

C’est essentiel, et d’ailleurs on ne doit pas s’engager dans le syndicalisme professionnel si on pense que ça peut menacer notre entreprise, c’est là le plus important. Après, il faut essayer d’être bien organisé et structuré et alors c’est jouable. Certains vont s’impliquer au conseil municipal, d’autres dans des clubs de sport, moi c’est dans la défense de nos métiers. Ces postes sont bénévoles donc si on y vient pour de mauvaises raisons on ne reste pas très longtemps. Depuis 1993 où j’ai fait mes premiers pas dans le syndicalisme, j’ai eu l’impression de m’épanouir humainement, d’apprendre en rencontrant les autres, j’ai travaillé aussi bien au lancement de la French Tech dans le département qu’à la convention collective nationale de mon métier ou à des commissions préfectorales notamment sur l’eau. On grandit dans le syndicalisme artisanal.

Robert Massuet a marqué ses 8 ans de présidence à l’UPA devenue U2P avec un discours très syndicaliste, très offensif. Comment vous situez-vous par rapport à lui ?

Il y a beaucoup de similitudes dans nos parcours, aussi bien dans notre attachement à notre village, au rugby, à nos entreprises. Je souhaite évidemment continuer dans ses pas avec ce syndicalisme de terrain, proche des artisans, respectueux de leur travail, c’est notre ADN. Ensuite il s’agira d’impulser de nouveaux projets, et je veux d’ailleurs pour ça en appeler à tous les présidents de syndicats, tous les gens qui s’impliquent dans leur profession, on a besoin de toutes ces énergies. Nous avons des représentants qui font un travail formidable dans les organismes sociaux (urssaf, caf, cpam, carsat), à la chambre de métiers, aux prud’hommes… Je demande à tous les présidents des syndicats d’artisans de travailler au renouvellement des générations. Les jeunes artisans ont parfois pris d’autres habitudes, ils s’impliquent dans des clubs affaires… on doit les avoir avec nous, nous avons un réseau extrêmement dense sur tout le territoire et il doit profiter à ces jeunes, qui en retour doivent pouvoir y jouer un rôle et apporter leurs idées. Si vous êtes artisan et que mes propos vous parlent, contactez-nous, rejoignez-nous !

Quelles seront vos premières actions ?

On a une grosse échéance avec les municipales, les artisans doivent être en première ligne. On organisera donc, avec le Medef et la Fdsea le grand débat économique des municipales de Perpignan, avec tous les candidats à la mairie. Ce sera le 28 janvier à 18 h au Mégacstillet. C’est très important de mettre l’économie au cœur de ces municipales. Par la suite je veux travailler par zones, avec les entreprises artisanales de chaque secteur, rencontrer les responsables des zones artisanales et voir les projets locaux qui doivent être portés. On va parler d’aménagement, de signalisation, de circulation, de fiscalité locale. Il faut qu’ils soient soutenus sur ces sujets hyper concrets. On impliquera les communes, on relaiera les messages en Préfecture. Bref, on fera notre travail de syndicaliste artisan !